Jour 35 – L’attaque des robots tueurs – partie 2

© 2011 julien mudry

À plusieurs reprises, des cris de terreur nous parvinrent au milieu du brouhaha métallique ambiant. Ceux-ci nous confortèrent dans l’idée qu’aucun bien ne nous était réservé. Nos rations de survie touchaient à leur fin et le désespoir nous gagnait quand soudain une paroi se souleva, laissant apparaître deux robots armés de pistolet laser. Leur silhouette humanoïde nous fit signe d’avancer. Je me jetai sur l’un d’eux tel un diable sorti de sa boîte. Grâce à l’effet de surprise, je réussis à m’emparer de son arme. Le deuxième garde me visa instantanément et tira. Mais mon second le bouscula violemment au même instant, déviant le tir qui désintégra le premier robot. Je fis feu à mon tour, atteignant ma cible qui fondit littéralement sur place. Sans perdre une seconde, nous nous rendîmes en direction du vaisseau dont je percevais, avec beaucoup d’interférence, le signal.

Dans notre échappatoire, nous nous fîmes rattraper par d’autres abominations mécaniques et une course poursuite s’engagea. Des tirs de lasers s’échangèrent et, à plusieurs reprises, nous crûmes y laisser plus que des plumes. Nous arrivâmes aux abords du cratère creusé par l’usine quand nous aperçûmes un ascenseur qui nous mènerait au sommet. L’atteindre ne fut pas chose facile car le nombre de nos poursuivants ne faisait que grossir et cela malgré les pertes que nous leur faisions subir. Enfin, en vue du vaisseau, j’espérai qu’ils abandonneraient la poursuite après avoir décollé. Mais c’est à ce moment que des chasseurs apparurent, sortant droit des entrailles de la planète. Je lançai le protocole de décollage d’urgence dès qu’il ne nous resta que quelques mètres à parcourir. Nous réussîmes de justesse à nous jeter dans le sas qui se referma.

Une fois aux commandes, je poussai les turboréacteurs à leur maximum et nous fit quitter la surface. Le bouclier de protection essuya des tirs ennemis mais tint bon. Les robots n’allaient pas abandonner aussi facilement et continuèrent la chasse une fois l’espace atteint. Après de longues minutes sous le feu ennemi, j’aperçus un autre vaisseau que nous ne pûmes identifier. Nous fonçant droit dessus, il s’écarta au dernier moment et fit face à nos adversaires. Il régla leur compte à la dizaine de chasseurs avec une facilité déconcertante, ne laissant aucune chance aux toaster qui nous suivaient. À ce moment, la radio s’enclencha : « Suivez-moi, je connais un endroit sûr ».
Nous prîmes le cap indiqué, curieux et impatients de rencontrer notre sauveur.

To be continued on Thursday, October 6

This entry was posted in Journal de bord. Bookmark the permalink.

Comments are closed.