Jour 183/184 – La planète des femmes en bikini – partie 1

Après avoir suivi un signal de détresse, nous nous posâmes sur cette planète. Avant d’avoir pu commencer l’exploration, nous fûmes assommés par surprise. Les yeux bandés et les poings liés, nous marchâmes plusieurs heures sans connaître le visage de nos ravisseurs. L’air se rafraîchissait. Je sentais la fumée d’un feu quand nous dûmes mettre genou à terre.

Lorsque les bandeaux nous furent retirés, le spectacle qui s’offrit à nous avait quelque chose de surréaliste. Devant nous siégeait une femme à la carrure impressionnante. Elle devait mesurer dans les deux mètres et son physique aurait provoqué plus d’une pensée impure aux plus chastes des intégristes. Nous nous trouvions au centre d’un campement et la nuit était tombée. Tout notre équipement gisait au pied de la guerrière. Sa crinière de feu faisait ressortir ses yeux émeraude qui nous fixaient avec un air fier et assuré. Ses magnifiques formes n’étaient recouvertes que d’un petit bikini et à sa ceinture pendait un impressionnant couteau de chasse. Elle était entourée de dizaines d’autres créatures, toutes plus belles les unes que les autres. Détail important, elle étaient toutes armées jusqu’aux dents et la crainte qu’elles inspiraient était la seule chose qui surpassait leur beauté.

D’un simple geste de la part de leur cheffe et nous fûmes emmenés sous une tente. Il y avait deux lits et des vêtements de rechange. On nous détacha et deux gardes s’installèrent devant notre porte. Éreintés par la marche forcée, nous nous écroulâmes dans nos couches en un rien de temps.

DAY 184
C’est à l’aube que l’on nous extirpa de nos couchettes. On nous servit une bouillie infâme avant de nous emmener. Nous nous rapprochâmes d’une immense palissade formant un cercle. Une gigantesque porte semblait être sa seule entrée. Mes craintes se confirmèrent quand elle s’ouvrit et qu’on nous fit pénétrer au cœur de l’arène. Des centaines d’amazones assises dans les gradins devinrent hystériques puis un grand silence s’installa à l’arrivée dans la loge royale de la rousse incendiaire. On nous lança nos pistolets laser et une autre porte que nous n’avions pas vue s’ouvrit. Plusieurs fauves affamés en surgirent, bondissant tous crocs dehors.
Le combat s’engagea avec une brutalité qui enflamma la foule. Pendant un cours instant, je me demandai qui des créatures que nous combattions ou du public, étaient le plus bestial. Malgré la férocité de nos adversaires, nous les vainquîmes rapidement. Six mois perdus dans l’espace avec les rencontres que cela implique renforcent un homme. Mais nous n’étions pas tirés d’affaires pour autant. La porte se rouvrit, faisant place à d’autres abominations encore plus assoiffées de sang que les précédentes.
Nous combattîmes une bonne partie de la journée avant qu’un simple geste de leur cheffe ne cesse les hostilités. Les cadavres s’entassaient dans l’arène et nous étions recouverts de sang et de tripailles. À de multiples reprises, nous échappâmes à la mort. Puis, sans aucune explication, nous fûmes conduits dans notre tente. Des onguents furent appliqués sur nos plaies et une autre bouillie nous servit de repas.

To be continued on Tuesday, October 25

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