Category : Journal de bord

Jour 273 – Atterrissage d’urgence sur Decapod 1.0

Après des mois à naviguer dans l’espace à la recherche de notre patrie, notre vaisseau n’était plus au mieux de sa forme. Il avait subi de nombreuses avaries au cours de nos aventures et nos compétences limitées en mécaniques ne nous permirent pas de réparer l’entier des dommages. Pour le moment, la structure tenait bon, mais nous ne savions pas jusqu’à quand. Il nous fallait trouver incessamment un spécialiste. Soudain, une alarme se déclencha et tous les voyants passèrent au rouge. Une micro-météorite avait percé la coque et nous subîmes une dépressurisation brutale. Nous enfilâmes rapidement nos combinaisons spatiales et réfléchîmes à une solution pour nous sortir de ce mauvais pas. Malheureusement, avec l’état aggravé du vaisseau, je ne parvins pas à reprendre le contrôle des instruments et nous fonçâmes tout droit vers une petite planète rouge, entraînés par sa force d’attraction. Tel un météore, nous entrâmes dans l’atmosphère. La coque chauffa violemment à cause de la résistance de l’air, et des éléments commencèrent à se détacher, ou pire encore, à se désintégrer. Ne pouvant plus rien faire pour sauver notre vaisseau, nous décidâmes à contre-cœur de nous éjecter.

Ce sont des rires de jeunes filles qui nous tirèrent de notre inconscience. Blessés lors de l’atterrissage d’urgence où nous avions subi plusieurs fractures, nous nous trainâmes avec peine en direction de rires que mon second avait entendus. Il n’avait pas rêvé. Il y avait là cinq demoiselles qui avançaient dans notre direction. La plus belle d’entre elles se présenta sous le nom de Lyn m, fille du roi de cette planète. Elle fit parvenir une navette et un équipage médical afin de nous amener à la capitale auprès de son père. Une fois au palais, nos blessures pansées, nous narrâmes une fois encore notre périple au roi et à ses convives. Nous nous attendions à la même réponse stérile que d’habitude quand, soudain, quelqu’un prit la parole. Des larmes de joie coulèrent sur nos joues quand ce dernier prétendit connaître le moyen de rentrer chez nous. Il appartenait à une puissante guilde de marchands et sa dernière expédition lui avait fait découvrir un système solaire éloigné, qui correspondait à la description de notre patrie. Émue et touchée par notre récit, Lyn m exigea que l’on affrète un vaisseau afin de nous ramener chez nous.

Mon second et moi ne réalisions pas encore totalement que notre quête touchait à sa fin, mais c’était alors confirmé, nous rentrions à la maison…

FIN

Mars Distraction feat. Lyn m. (Aloan) by Xewin

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Jour 247 – La princesse des rebelles

Nos réserves étant au plus bas et nous décidâmes de faire escale sur la planète la plus proche. C’est là que nous fîmes la rencontre d’une princesse guerrière du nom de Yarah. Elle se battait aux côtés de son armée de rebelles pour libérer son peuple de l’oppression d’un tyran. Ce dernier avait destitué l’ancien roi et instauré un régime de terreur grâce à son armée de clones qu’il contrôlait depuis la plus haute tour de sa forteresse noire. Lors du coup d’état, beaucoup de civils furent tués, les autres réduits en esclavage. À peine une poignée d’entre eux réussit à s’échapper. Enfant à cette époque, Yarah grandit avec la haine de son ennemi. Elle menait une guérilla incessante et au fil des années, elle avait réussi à libérer et rassembler un grand nombre de personnes.

Ils avaient installé leur quartier général dans une immense grotte située dans le plus grand désert de la planète. Tous les appareils électroniques s’affolaient dans la région en raison des interférences générées par les tempêtes de sable magnétique. Une grande sérénité y régnait. Le camp était aménagé comme un village avec ses maisons, ses échoppes ou encore son dispensaire. Le calme qui y régnait pendant la journée contrastait avec les danses nocturnes. Presque tribales, combinant musiques, chants et techniques martiales, ces danses servaient d’entrainement aux rebelles. Dès la première nuit, mon second fut entièrement envoûté par le spectacle et incapable de maîtriser ses mouvements. Ce qui le rendit inopérant le lendemain. Inquiet pour sa santé et craignant de succomber moi-même aux charmes de ces mystérieux entrainements, je décidai d’écourter notre séjour. Je pris congé de nos hôtes et leur souhaitai tout le courage possible dans leur lutte.
Nous décollâmes avant la nuit, conscients que les chants et les rythmes hypnotiques de la princesse des rebelles nous avaient marqués à jamais.

To be continued on Thursday, November 3

Pull the Trigger feat. Yarah Bravo by Xewin

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Jour 234 – Les monstres tentaculaires de l’espace

Subitement, notre vaisseau se trouva dans la zone d’attraction d’un trou noir. Mon second ne put éviter cet incident, qui n’apparut sur les écrans qu’au dernier instant. Mettant tout en œuvre pour lui échapper, il poussa les réacteurs à fond, mais la puissance déployée ne sembla pas suffire. C’est là que je remarquai un grand astéroïde suffisamment loin pour échapper à la gravité exercée par ce trou béant dans l’espace. J’eus l’idée de l’atteindre avec le grappin du vaisseau et de nous treuiller jusqu’à lui afin de nous mettre hors de danger. J’ajustai le tir et fis feu : en plein dans le mille ! Une liesse nous envahit et j’enclenchai le treuil qui se mit à nous rapprocher du rocher flottant.

Enfin tirés d’affaire, j’allai décrocher le grappin et repartir, quand une monstrueuse abomination surgit de derrière l’astéroïde avec la ferme intention de nous dévorer. Cette créature surnaturelle possédait douze yeux et six longs tentacules couverts de ventouses et de griffes. Avec les réflexes d’un chat de Saturne, je rompis l’amarre et j’activai un bond dans l’espace. Cet acte désespéré était d’une dangereuse mortalité. N’ayant pas de coordonnées de destination nous pouvions arriver n’importe où – dans un champs de météores, au milieu d’un lac d’acides ou encore tomber sur un groupe de pilleurs interstellaires. Mais le destin fut finalement avec nous et nous reparûmes quelques années-lumières plus loin, tirés d’affaire.

To be continued on Tuesday, November 01

The Last Tentacle by Xewin

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Jour 215 – Nuit trouble au « Titty Twist Star »

Plan B From Outer Space (single)

Nous atterrîmes un peu par hasard dans un lieu de détente salvateur après tout ce que nous avions vécu. Il s’agissait d’une espèce de vieux bar situé au fond d’un cratère. On y retrouvait toute une faune disparate d’individus plus singuliers les uns que les autres. Des voyageurs en quête d’aventure et de gloire et des prospecteurs venant dépenser leur maigre recette se mêlaient aux femmes de petite vertu et autres plaisirs qui se monnayaient contre quelques pièces. Une forte odeur de tabac pesait sur l’atmosphère à laquelle se mélangeaient d’autres effluves corporels moins ragoûtants. Un groupe d’extraterrestres, mené par un grand Fauve roux, jouait une musique étrange aux sons entraînants sur des instruments venus d’ailleurs et que nous n’avions jamais vu. Des joueurs de cartes et de dés côtoyaient des buveurs de bières et de liqueurs exotiques.

À un moment, une rixe éclata (vraisemblablement un deal qui s’était mal passé). Mais le molosse qui servait de videur régla vite les choses grâce à ses deux poings taillés dans la pierre. Nous profitâmes de nous laisser guider par les différentes animations qui pimentèrent la soirée en sirotant un bon cocktail bien tassé.

To be continued on Saturday, October 29

Plan B From Outer Space feat. Fauve by Xewin

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Jour 187 – La planète des femmes en bikini – partie 2

© 2011 julien mudry

Voilà plusieurs jours que nous affrontions diverses épreuves physiques plus éprouvantes les unes que les autres : course à pieds lestés de rochers, nage pieds et poings liés, dressage d’une de leurs montures qui ressemblait au croisement entre une autruche et un poussin, etc. Mais, à notre plus grand étonnement, leurs soins étaient quasiment miraculeux et une fois habitués au goût de leur bouillie, cette dernière nous remplissait d’une incroyable énergie.

Apparemment aujourd’hui, un autre sort nous serait réservé. Je ne m’attarderai pas trop sur les détails, mais c’est à ce moment que je compris pourquoi ces épreuves nous avaient été imposées. Elles étaient à la recherche de géniteurs afin de perpétuer leur race. Elles effectuaient une sélection naturelle, ne gardant que les hommes les plus combatifs et endurants. Par chance, nous en faisions partie.
Après avoir rempli notre rôle de mâle reproducteur, nous fûmes libérés et reconduits à notre vaisseau. Nous quittâmes la planète, un sourire béat accroché aux lèvres de mon second.

To be continued on Thursday, October 27

Bonus track: Unnatural by Xewin

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Jour 183/184 – La planète des femmes en bikini – partie 1

Après avoir suivi un signal de détresse, nous nous posâmes sur cette planète. Avant d’avoir pu commencer l’exploration, nous fûmes assommés par surprise. Les yeux bandés et les poings liés, nous marchâmes plusieurs heures sans connaître le visage de nos ravisseurs. L’air se rafraîchissait. Je sentais la fumée d’un feu quand nous dûmes mettre genou à terre.

Lorsque les bandeaux nous furent retirés, le spectacle qui s’offrit à nous avait quelque chose de surréaliste. Devant nous siégeait une femme à la carrure impressionnante. Elle devait mesurer dans les deux mètres et son physique aurait provoqué plus d’une pensée impure aux plus chastes des intégristes. Nous nous trouvions au centre d’un campement et la nuit était tombée. Tout notre équipement gisait au pied de la guerrière. Sa crinière de feu faisait ressortir ses yeux émeraude qui nous fixaient avec un air fier et assuré. Ses magnifiques formes n’étaient recouvertes que d’un petit bikini et à sa ceinture pendait un impressionnant couteau de chasse. Elle était entourée de dizaines d’autres créatures, toutes plus belles les unes que les autres. Détail important, elle étaient toutes armées jusqu’aux dents et la crainte qu’elles inspiraient était la seule chose qui surpassait leur beauté.

D’un simple geste de la part de leur cheffe et nous fûmes emmenés sous une tente. Il y avait deux lits et des vêtements de rechange. On nous détacha et deux gardes s’installèrent devant notre porte. Éreintés par la marche forcée, nous nous écroulâmes dans nos couches en un rien de temps.

DAY 184
C’est à l’aube que l’on nous extirpa de nos couchettes. On nous servit une bouillie infâme avant de nous emmener. Nous nous rapprochâmes d’une immense palissade formant un cercle. Une gigantesque porte semblait être sa seule entrée. Mes craintes se confirmèrent quand elle s’ouvrit et qu’on nous fit pénétrer au cœur de l’arène. Des centaines d’amazones assises dans les gradins devinrent hystériques puis un grand silence s’installa à l’arrivée dans la loge royale de la rousse incendiaire. On nous lança nos pistolets laser et une autre porte que nous n’avions pas vue s’ouvrit. Plusieurs fauves affamés en surgirent, bondissant tous crocs dehors.
Le combat s’engagea avec une brutalité qui enflamma la foule. Pendant un cours instant, je me demandai qui des créatures que nous combattions ou du public, étaient le plus bestial. Malgré la férocité de nos adversaires, nous les vainquîmes rapidement. Six mois perdus dans l’espace avec les rencontres que cela implique renforcent un homme. Mais nous n’étions pas tirés d’affaires pour autant. La porte se rouvrit, faisant place à d’autres abominations encore plus assoiffées de sang que les précédentes.
Nous combattîmes une bonne partie de la journée avant qu’un simple geste de leur cheffe ne cesse les hostilités. Les cadavres s’entassaient dans l’arène et nous étions recouverts de sang et de tripailles. À de multiples reprises, nous échappâmes à la mort. Puis, sans aucune explication, nous fûmes conduits dans notre tente. Des onguents furent appliqués sur nos plaies et une autre bouillie nous servit de repas.

To be continued on Tuesday, October 25

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Jour 137 – Mauvaises lectures

Je surpris mon second avec des magazines ramenés de notre dernière escale. Leur contenu était on ne peut plus inapproprié à bord de mon vaisseau. Je ne permettrais jamais qu’il détourne ses pensées de notre but premier. Je les lui confisquai et les mis sous clef dans le coffre de ma cabine. Il devait comprendre que tout ceci n’était pas un jeu. J’y jetterai malgré tout un œil plus tard, au cas où, par le plus grand des hasards, j’y trouverais une information digne de nous aider…

To be continued on Saturday, October 22

Cyborg Girls by Xewin

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Jour 120 – Sin « Thing » City

Flying Cars (single)

Cette métropole avant-gardiste située sur une planète brumeuse n’avait rien de bon à nous apporter. Là-bas, tout se consommait avec un empressement insatiable avant d’être jeté et oublié. Le luxe était omniprésent et la pauvreté parquée loin du regard de tous. Les VIP d’une nuit se gavaient de caviar sur des top-modèles loués pour la soirée. Peut-être ces jeunes filles promèneront-elles demain en laisse ces mêmes hommes ruinés par un revers de la bourse. Les voitures volantes dernier cri planaient au-dessus des gens scotchés sur l’écran de leur tout nouveau portable sorti ce matin. Même les habitants semblaient ne pas toucher le sol, perdus dans une cyber-réalité dont ils n’avaient pas conscience.

Nous réussîmes à tirer un bon prix des livres que nous avions sauvés du feu. Malgré toute notre persévérance, leurs écrits étaient restés incompréhensibles. Les réserves de carburant et de provision faites, nous partîmes avant d’être tentés par les plaisirs faciles et de nous laisser ronger par les vices de cette planète.

To be continued on Thursday, October 20

http://soundcloud.com/xewin/sets/flying-cars/

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Jour 99 – La face cachée du Pr. Logan – partie 2

Ce que nous vîmes en ce lieu ne devrait pas être raconté. Les mots ne suffiraient pas pour décrire les atrocités que nous subîmes là-bas et qui marquèrent nos esprits au fer rouge. Nous eûmes besoin de tout le courage et de toute la bravoure de ce monde pour affronter nos pires cauchemars et pour nous en sortir. Nous dûmes également faire face aux ignobles créatures sorties de l’esprit malade du professeur, terribles expériences dédiées à la souffrance. Nous ne savions pas vraiment en les tuant si nous les abattions ou si nous les libérions de leurs conditions.

Après avoir traversé de longs couloirs, nous étions finalement face au génie maléfique. Nous comprîmes qu’aucun dialogue n’était possible. Un flot incompréhensible de mots sortait de sa bouche, entrecoupé de sons gutturaux qui ne semblaient pas lui appartenir. Nous étions alors au cœur même de la bibliothèque quand il lâcha contre nous ses dernières forces dans la bataille. Dans un mouvement incontrôlé, il renversa des cierges et les livres commencèrent à prendre feu. Le chaos présent ne pouvait plus être contrôlé. Nous tentâmes de fuir, emportant le peu de livres qu’ils nous étaient possible de transporter.
Une fois au loin, nous observâmes les flammes lécher la demeure de cet être rongé par la démence. Ses terribles secrets et expériences s’envolaient avec les cendres, disparaissant à tout jamais.

To be continued on Tuesday, October 18

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